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Samedi 25 novembre 2017 : Manifestation unitaire contre les violences faites aux femmes

22 novembre 2017 : Journée confédérale : Lutter contre les violences sexistes (...)

mardi 21 novembre 2017

Manifestation unitaire contre les violences faites aux femmes

2017 : allons nous dire enfin stop aux violences contre les femmes ?

13h, Montreuil, rassemblement devant la mairie,
14h30 Manifestation République vers Opéra

Le 25 novembre, journée internationale pour l’élimination des violences contre les femmes, arrive cette année dans une actualité brûlante. Deux semaines après que le viol d’une enfant de 11 ans ait été requalifié “d’atteinte sexuelle” par le parquet, des centaines de milliers de femmes victimes de harcèlement et d’agressions sexuelles se mobilisent pour dénoncer publiquement leurs agresseurs, connus ou non, avec les hashtags #BalanceTonPorc et #MoiAussi. Le mouvement est mondial.
Certains semblent découvrir le sujet et s’étonnent du nombre de victimes. Pourtant, les violences patriarcales contre les femmes ne sont pas des faits nouveaux. En France, les chiffres n’évoluent quasiment pas d’une année sur l’autre. En 2016, au moins 123 femmes ont été assassinées par leur conjoint ou ex. Chaque jour, 230 femmes adultes sont violées, et plus encore de filles mineures.
Les violences patriarcarcales prennent de très nombreuses formes : publicités sexistes et dégradantes, insultes, harcèlement dans la rue, cyberharcèlement, harcèlement sexuel au travail, lesbophobie, coups, agressions sexuelles, prostitution et traite, pornographie, mutilations sexuelles, mariages forcés, viols, violences conjugales, violences psychologiques, administratives et économiques, violences contre les femmes en situation de handicap, de vulnérabilité économique, femmes migrantes étrangères souvent victimes de double violence.
Ces violences sont universelles, et touchent toutes les femmes. Elles ont lieu partout dans le monde et sont le fait d’hommes de toutes origines, de tous milieux, de tous pays. Elles ne sont pas seulement le fait de “pauvres”, “d’étrangers” ou d’hommes issus de “quartiers difficiles”, comme on voudrait souvent nous le faire croire afin d’instrumentaliser la parole féministe à des fins racistes, ou pour stigmatiser les milieux populaires.
Malgré l’action des associations féministes et les témoignages de femmes victimes, la tolérance de la société face à ces violences reste très forte, et l’impunité des agresseurs reste la règle : 1% de violeurs seulement est condamné en France.
Il est temps que la société prenne la mesure des violences subies par les femmes du fait du système patriarcal et pour le maintenir. Arrêter les violences ne peut se faire sans un changement global des rapports entre les femmes et les hommes. Cela suppose une volonté de mener une politique publique contre les violences faites aux femmes, de grande ampleur. Cela exige un budget conséquent alloué au secrétariat d’Etat à l’égalité entre les femmes et les hommes. Les subventions aux associations, qui remplissent des missions de service public, doivent être pérennisées et augmentées. Leurs emplois doivent pouvoir être conservés car elles pâtissent en premier lieu de la suppression des contrats aidés.
Nous demandons une loi-cadre contre les violences et le sexisme, qui inclut :
- l’application des lois existantes, le renforcement de l’arsenal juridique, la fin de l’impunité et la protection des victimes ;
- dès le plus jeune âge la prévention et l’éducation à l’égalité, au respect et à la vie affective et sexuelle ;
- la formation des professionnel.le.s aux violences sexuelles et sexistes.
Le 25 novembre, femmes et hommes, manifestons pour enfin en finir avec les violences patriarcales contre les femmes !
13 h Mairie de Montreuil
14H30 REPUBLIQUE VERS OPERA
Premier.e.s signataires : Collectif National pour les Droits des Femmes, Acort Groupe Femmes de Turquie, Adéquations, Alternative Libertaire, Amicale du Nid, APEL-Egalité, Assemblée des Femmes, Association Nationale des Études Féministes, les Chiennes de Garde,Clamart Citoyenne, Collectif 13 Droits des femmes, Collectif Féministe contre le Viol, Collectif Libertaire Anti-Sexiste, Collectif pour le Respect de la Personne, Confédération Générale du Travail, Coordination Lesbienne en France, CQFD Fierté Lesbienne, Émancipation Tendance Intersyndicale, Ensemble !, Fédération Syndicale Unitaire, Féministes Insoumis.es, Femen, Femmes Égalité, Femmes migrantes debout, Femmes solidaires, Festival Femmes en résistance, Fédération Nationale Solidarité Femmes, Fédération Syndicale Unitaire, FIDH, Front social, Ligue des Droits de l’Homme, Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté, Mad&Woman, Maison des Femmes de Paris, Maison des Femmes Thérèse Clerc à Montreuil, Marche Mondiale des Femmes Paris Ile de France, Mémoire traumatique et victimologie, Mouvement du Nid, NPA, Parti Communiste Français, Parti Communiste des Ouvriers de France, Planning Familial, Rajfire, Réseau Féministe Ruptures, SKB (Turquie), SUD Santé Sociaux , Union Nationale des Étudiants de France, .Union Syndicale Solidaires.

Brisons le tabou des

violences sexistes et sexuelles au ministère du travail !

Les organisations syndicales CGT-TEFP, SUD-TAS et CNT-TAS lancent une campagne :
L’omerta se brise peu à peu dans le débat public, mais les victimes sont toujours nombreuses, et aucune réaction satisfaisante n’est exprimée par le gouvernement. En réponse aux violences machistes vécues par les femmes, au travail et dans toutes les sphères de leur vie, ainsi qu’aux écueils judiciaires, procéduraux et moraux qu’elles rencontrent lorsqu’elles tentent de faire entendre leur voix, le gouvernement propose uniquement de… créer une nouvelle contravention pénalisant le harcèlement de rue, et organiser un « tour de France de l’égalité » à grands renforts de plan com’.

Rien ! en matière de moyens attribués, notamment de formation, aux services publics chargés d’accueillir et de faire valoir les droits des femmes victimes (justice, police, médecine et inspection du travail).

Rien ! sur l’évolution de la politique pénale, afin de lutter contre le classement sans suite massif des plaintes et la correctionnalisation des viols.

Rien ! sur le financement des associations luttant quotidiennement aux côtés des femmes, pourtant essentielles pour compenser les carences des pouvoirs publics.

Au-delà des problèmes de discrimination au travail, des inégalités salariales qui perdurent, il est essentiel de s’attaquer à la question des violences sexistes et sexuelles, qui touche tous les milieux professionnels et toutes les catégories sociales. Ces violences ne sont pas seulement le fait d’individus ; elles s’ancrent dans le système patriarcal qui les engendre et permet leur perpétuation. [....]

Brisons le tabou des violences sexistes et sexuelles au ministère du travail !


L’ampleur des violences subies par les femmes au travail, comme l’impact des violences conjugales sur leur carrière professionnelle, démontre la nécessité pour la CGT de renforcer son intervention sur la question. À l’occasion de la journée internationale pour l’élimination des violences à l’égard des femmes du 25 novembre, le collectif « Femmes mixité » organise une journée d’étude « Lutter contre les violences sexistes et sexuelles : un enjeu syndical », le 22 novembre à la bourse du travail de Paris (salle Eugène Henaff, 85, rue Charlot, métro République).

Il s’agit d’une journée d’étude éligible au congé de formation économique, sociale et syndicale. La demande de formation doit être effectuée auprès de l’employeur le 22 octobre au plus tard, et le syndicat doit lui faire une demande de subrogation.

Par ailleurs, une exposition « À contre coups » sera installée dans le patio de la CGT. À l’occasion de son inauguration le 13 novembre à 18 heures, le soir du CCN, nous rendrons hommage à notre camarade, Frédérique Mulot, secrétaire générale du syndicat des archives, assassinée par son conjoint le 1er août dernier. Cette soirée est ouverte à toutes et tous.

Programme de la journée d’étude du 22 novembre 2017 :

9 h : accueil

9 h 30 : ouverture par Céline Verzeletti, secrétaire confédérale
La réalité des violences contre les femmes : chiffres et définition.
Le rôle et la stratégie de la CGT.
Présentation de la cellule de veille CGT contre les violences sexistes et sexuelles par Raphaëlle Manière, pilote de la cellule de veille.

10 h 15 : ateliers
Gagner des mesures de prévention des violences et de protection des femmes au travail.
Comment défendre syndicalement une femme victime de violences ?
Une CGT sans sexisme : c’est possible.

12 h : déjeuner sur place

13 h 30 : retour des ateliers

14 h : violences contre les femmes : comprendre les mécanismes.
Intervention d’Ernestine Ronai, présidente de l’observatoire de Seine-Saint-Denis des violences contre les femmes.

14 h 45 : gagner une norme internationale contre les violences faites aux femmes avec Sharan Burrow, secrétaire générale de la Confédération syndicale internationale, et Bernard Thibault, administrateur du Bureau international du travail.

16 h : Conclusions par Sophie Binet, membre de la CEC, pilote du
collectif « Femmes mixité ».

Programme de la journée d’étude du 22 novembre 2017

Retrouvez le guide syndical de la CGT :

http://www.cgt.fr/IMG/pdf/20160509_femmehomme_brochure.pdf


Voir en ligne : Formulaire d’inscription à la journée d’étude confédérale du 22 novembre 2017