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Manifestation unitaire des services publics 7 mars

lundi 20 février 2017

Le travail du dimanche et la casse des services publics se sont invités au Conseil de Paris du 30 janvier !

700 salarié-e-s ont répondu à l’appel unitaire CGT-FO
à se rassembler devant l’Hôtel de ville !

A l’occasion du dernier Conseil de Paris, la CGT Paris, l’union syndicale CGT retraités Paris et FO Paris appelaient à une journée d’actions et de revendications ainsi qu’à un rassemblement le 30 janvier à 11h00 sur le Parvis de l’Hôtel de Ville en direction des élu.e.s parisiens et des citoyens pour les mobiliser quant à la défense de nos services publics de proximité.

En effet la Mairie de Paris encourage actuellement la casse des services publics de proximité en prônant la mise en place des « Maisons des Services au public ».

Ces nouvelles structures municipales vont contribuer à la casse des services publics en réduisant drastiquement les plages horaires réservées à l’accueil des usagers et en organisant sciemment un mélange des genres préjudiciables à tous et à chacun : ces « maisons » vont regrouper la CAF, pôle emploi, services postaux, CPAM, GDF-Engie, EDF et bientôt des services de la préfecture de Paris, des finances publiques, des mairies d’arrondissement…N’en jetez plus !!.

Heureusement, les luttes se développent, associant agents des services publics et usagers, avec parfois le soutien d’élus locaux. C’est notamment le cas à La Poste avec des actions dans les bureaux de poste et 15.000 signatures recueillies en quelques semaines. Les agents de l’énergie ont agi le 30 janvier en occupant l’accueil physique Barbès menacé de fermeture.

Nous continuons de porter l’exigence du maintien de l’Hôtel Dieu, hôpital de proximité au coeur de Paris. Les usagers seront les grands perdants de toutes ces restructurations. Un exemple parmi tant d’autres : Le transfert d’activités de la Poste dans des supérettes…

En quoi cela répond-il aux besoins des usagers ? Quant aux salariés, ils sont malmenés voire maltraités, tant au niveau de l’exécution de leurs missions, qu’au niveau de leurs conditions de travail. Tout cela n’engendre que souffrance au travail, risques psychosociaux, burn out…

Comme si tout cela ne suffisait pas, la Mairie de Paris reprend à son compte les pires aspects de la loi MACRON, en proposant une position maximaliste avec l’ouverture des commerces 12 dimanches par an, ce qui signifie qu’elle entend remodeler Paris pour la transformer en une zone touristique et commerciale.

De plus, dans le cadre des partenariats « public-privé » des réductions d’accueil, d’effectifs et de missions de service public sont à l’ordre du jour. Dernier exemple en date : la privatisation de la gestion du stationnement en surface à partir de 2018. Jusqu’où la Mairie de Paris va-t-elle aller dans la session de pans entiers des services publics au secteur privé ?

Qu’il s’agisse de la santé (en particulier de l’hôpital public) de la poste, de l’électricité ou des transports, les politiques suivies ne prennent plus en compte l’intérêt général et les besoins des citoyens.

Gérés à présent comme des entreprises privées, ces services publics ne cherchent plus qu’à dégager des bénéfices pour les actionnaires (dont l’Etat) avec pour corolaires : l’augmentation des prix, la réduction des effectifs, les fermetures d’agences, de guichets…

La CGT appelait donc à ce rassemblement afin d’exiger de la Mairie de Paris :

· L’arrêt de la mise en place des « Maisons des Services au public »

· L’arrêt de la dérèglementation horaire dans la capitale

· Le maintien de tous les services publics et l’arrêt des fermetures des accueils de proximité

· L’ouverture de centres de santé pratiquant le tiers payant et travaillant en coopération avec les hôpitaux publics

Suite à ce rassemblement, nous avons été reçus par la Mairie de Paris le jour-même, puis le 15 février

Audience du 30 janvier
Une délégation de 5 camarades CGT (Céline Carlen, Fred Guillo, Christian Jonon, Jean-Pierre Lalbat, Benoît Martin) et de 2 militants FO a été reçue par Mr Patrick Branco Ruivo (cabinet d’Anne Hidalgo) et par Mmes Gasteigt et Dupont.

Nous avons dénoncé :
Les Maisons de Service Au Public
Les hausses de tarif de la Carte émeraude
La dégradation de l’Hôpital public
L’austérité, le pacte de « responsabilité » et ses conséquences
Le transfert de compétences et de personnel de la Préfecture de police
La décision d’ouverture des magasins 12 dimanches par ans
La situation des retraités logés dans le parc de logements de l’AP-HP
Le travail illicite et le travail de nuit
La privatisation de la verbalisation (stationnement)
Les atteintes au droit de grève à la ville de Paris

Les réponses de la mairie de Paris ont été les suivantes :
« Anne Hidalgo est très attachée aux services publics. Nous partons des besoins pour définir les services publics. D’ailleurs les effectifs augmentent notamment à la petite enfance, chez les éboueurs et sur les missions de sécurité. »
« Nous savons les inquiétudes sur les transferts mais nous suivons. »
« Nous sommes attachés au droit de grève…mais nous demandons aux agents de certains services de se déclarer grévistes 48H à l’avance…pour rendre service aux usagers »
« L’extension du travail dimanche a été décidé par le Conseil de Paris : c’est pour protéger le petit commerce. Désolés, nous n’avons pas eu le temps d’une vraie concertation avec les organisations syndicales. »

Audience du 15 février
Une délégation de 4 camarades CGT (Rémy Frey, David Gerbaudi, Jean-Pierre Lalbat, Benoît Martin) a été reçue par Mme Pauline Véron (adjointe à la Maire de Paris) et Mme Gasteigt.

Rien n’a sembler émouvoir Mme Véron, adjointe à la Maire de Paris.
Un petit air de « tout va très bien madame la marquise », alors que ce 15 février, leparisien.fr titrait : « Les projets qui vont réenchanter l’Île de la Cité », « Paris : et maintenant, des rochers anti-migrants », « Après Beaugrenelle, les Marks and Spencer parisiens vont manifester à Londres », « Paris : fini le petit tour à la FNAC des Champs à minuit », « Législatives : Caroline De Haas veut défier Myriam EL Khomri dans le 18ème », « Paris, la grève des bibliothèques le dimanche continue ».

Nous avons dénoncé les mêmes points que le 30 janvier, et avons ajouté à la liste des mécontentements :
Le schéma gérontologique, la réalité des EPAHD (le coût, les inégalités)
La ville, employeur de 50.000 agents, doit arrêter de contester les demandes d’expertises faites par les CHSCT
Les inégalités de traitement des citoyens, des usagers

La seule réponse de la mairie de Paris a été la suivante :
« Le nombre maximal d’ouvertures du dimanche, hors ZTI, entre 0 et 12, fera l’objet d’une vraie concertation avec les organisations syndicales en 2017 en vue de 2018. »

On le voit, beaucoup de questions ont été posées
et il n’y a aucune réponse !

La mobilisation interprofessionnelle doit s’amplifier !
Action convergente unitaire des services publics : manifestation unitaire le 7 mars, 13H, Denfert Rochereau

Manifestation unitaire des services publics le 7 mars