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Agents du CAS, nous sommes instrumentalisés par le pouvoir politique

CGT CASVP

vendredi 21 novembre 2014

Les médias et notamment « les gratuits » nous inondent de « nouvelles » à l’intérêt relatif et veulent nous persuader que le recul social est la seule issue possible. La force du capital est telle qu’il a la capacité d’imposer des formes de travail dont les gains de productivité échappent aux travailleurs. D’un autre côté, nos directions s’en font plaisamment le relais, sous couvert de performance et de compétitivité, elles revendiquent encore plus d’austérité.

Le nouveau management au CASVP

Il s’est installé à tous les niveaux (EHPAD, sections, PSA, services centraux…), et ses instruments (démarche qualité, labellisation, QualiParis, projet de service, évaluation individuelle, contrats d’objectifs) nous asservissent chaque jour un peu plus.

Au bout du chemin, ultime récompense, une prime de fonctions et de résultats dont on nous cache la finalité...

L’affichage de la performance individuelle comparée

Afficher les résultats de chacun aux yeux de tous, mettre en avant les « meilleurs » comme les « moins bons » qui n’auront pas atteint les objectifs fixés et au centre « les moyens » qui seront aussi stigmatisés parce qu’ils peuvent mieux faire...

Des comparatifs sont déjà établis par les services centraux (SDIS, SDSPA, SDSLE) au travers de tableaux de bords, de statistiques et autres indicateurs bureaucratiques. Ils tendent à pointer du doigt tel établissement ou tel service.

Le retentissement est catastrophique.

Nous sommes visés dans notre travail et notre conscience professionnelle, alors que nous ne maîtrisons ni les moyens qui nous sont alloués, ni la mise en place des politiques menées avec pour conséquences un fort sentiment de perte de reconnaissance et une augmentation de notre souffrance au travail.

Gestionnaires de dispositifs

Nous nous interrogeons sur les causes de la précarité, sur l’augmentation de la pauvreté et du nombre de chômeurs, sur la violence des usagers, sur la souffrance en EHPAD…mais le CASVP nous cantonne à la gestion de dispositifs mis en place par le pouvoir politique avec pour but premier un affichage électoral, une vitrine à montrer, mais avec à l’arrière un magasin vide de sens.

La politique du tape à l’œil

Tous les agents du CASVP ont maintenant compris l’orientation d’un label QualiParis qui ne se résume qu’aux délais de traitement des dossiers, à répondre plus vite au téléphone, à effectuer des relances forcées aux usagers qui n’ont pas donné suite à leur demande alors que nous sommes déjà débordés, à nous infliger un traçage de notre activité par une informatisation chaque jour plus inquisitrice.

« Une dynamique du changement »

Ce concept creux est brandi comme la solution à tous les dysfonctionnements. Il n’a pour finalité que la réduction des effectifs et l’augmentation de la productivité.

Mais quand les choix de réorganisation sont imposés, les règles édictées contredites ou falsifiées pour rester dans la norme fixée par la labellisation, alors les repères disparaissent. On a ici affaire à une organisation destructrice.

Fatigue, stress, horaires variables réduits, difficultés à prendre ses congés ou à s’inscrire aux formations, absence de visibilité sur le déroulement de carrière, agressivité des usagers due au temps trop restreint consacré à l’entretien et au manque de moyens, impossibilité de tenir des délais de traitement raisonnables...

Devenus des machines à instruire, c’est cette réalité professionnelle que nous sommes de plus en plus nombreux à vivre avec les répercussions sur notre vie familiale.

Résister !

Il n’y aura pas de solution à la crise par l’augmentation de la pauvreté et de la précarité. Pour éviter une récession, il faut une augmentation générale des salaires, traitements, pensions, allocations chômage mais aussi la création d’un revenu d’insertion pour la jeunesse durement touchée par les choix économiques actuels.

Pour y parvenir, nous devons résister et nous battre pour garder nos droits et en gagner d’autres !

Depuis plusieurs années notre pouvoir d’achat ne cesse de baisser. La valeur du point d’indice est gelée depuis juillet 2010, le salaire fait l’objet de revalorisations de primes absolument dérisoires. Les salariés du CASVP ont aujourd’hui la conviction que leur travail n’est pas reconnu à sa juste valeur.

C’est dans ce contexte et sous la pression de la CGT que l’administration annonce pour le mois de février 2015, l’ouverture de négociations autour d’une convention collective unique sur les primes, qu’on imagine au rabais si nous les laissons faire !!!

NE DÉLÉGUONS À PERSONNE LE POUVOIR DE DÉCIDER DE NOTRE AVENIR,
DE NOS CONDITIONS DE VIE ET DE TRAVAIL.

C’EST EN RÉSISTANT QUE NOUS VERRONS NOTRE SITUATION S’AMÉLIORER.