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50 ème congrès de la CGT : documents

samedi 6 avril 2013

La CGT est la première organisation syndicale par l’influence qu’elle a auprès des salarié-e-s, le niveau de confiance qu’elle recueille et sa participation aux luttes sociales. La CGT occupe une place irremplaçable qui contribue au regain de confiance et d’attente à l’égard du syndicalisme. La majorité des salarié-e-s la perçoit comme telle. Cela confère des responsabilités particulières à la CGT, syndicat de masse et de classe (cf. Statuts de la CGT, Titre I, article1) pour créer l’immense élan émancipateur dont les salarié-e-s ont tant besoin aujourd’hui. C’est cet esprit de conquête que nous devons insuffler pour ouvrir une nouvelle période de progrès social avec un rapport de forces plus favorable. Nous ne sommes pas condamnés à nous battre dos au mur, à éviter le pire. Résister est nécessaire mais insuffisant. Nous devons proposer, impulser, donner le sens, mobiliser, construire, produire. Nous avons des repères collectifs ; ils nous donnent le cap et nous indiquent des objectifs à atteindre.

La crise systémique du capitalisme dont la violence s’aggrave depuis 2007, bouleverse la vie de millions de personnes dans le monde, exacerbe les oppositions de classes, modifie les équilibres territoriaux et géopolitiques. Ce n’est pas simplement un nouvel avatar des cycles économiques que connaît régulièrement le capitalisme. Le capital financier prend le pas sur l’investissement productif. Dérégulation, déréglementation, financiarisation de l’économie, globalisation, reculs des moyens et capacités d’intervention des États au profit des grands groupes transnationaux marquent la période. Se généralise dans les médias traditionnels comme dans les nouveaux vecteurs multimédia la confiscation des moyens de communication par les grands groupes nationaux et internationaux, au service d’une pensée néo-libérale quasi hégémonique. Mise en concurrence des salarié-e-s, explosion du chômage, restructurations, délocalisations, casse du droit du travail, des services publics, diminution et privatisation rampante de la protection sociale, aggravation des conditions de travail, intensification du travail, recours massifs aux aides publiques pour les entreprises sont des tendances lourdes. Cette crise du capitalisme se traduit par une crise profonde de civilisation sur fond de révolution informationnelle et numérique.

Ce mouvement général répond à un objectif : accroître la rémunération du capital au détriment de celle du travail. L’accumulation du capital financier génère des bulles spéculatives au détriment de l’investissement productif et de la création de richesses, empêchant le développement de droits sociaux et la hausse de l’emploi et des salaires. La dévalorisation du travail a provoqué un accroissement des inégalités et de l’exclusion.

La CGT, dans le respect de son indépendance, a su prendre ses responsabilités lors des échéances politiques du printemps 2012, exprimant ainsi l’attente majoritaire des salarié-e-s, des retraité-e-s, qui ont choisi de changer de Président de la République et de majorité parlementaire. Les profonds changements espérés ne peuvent se traduire que par une rupture avec les politiques économiques et sociales mises en œuvre depuis plus de 10 ans. C’est l’exigence que nous portons avec les salarié-e-s.

La revalorisation du travail et une autre répartition des richesses créées au profit des travailleurs et travailleuses sont indispensables pour sortir de la crise.

Aux déréglementations et à la mise en concurrence des salarié-e-s, impulsées par le patronat, nous opposons la construction d’un nouveau statut du travail salarié.

Toutes les grandes périodes de conquête sociales ont été marquées par l’intervention massive des salarié-e-s et par l’unité de leurs syndicats. C’est à la construction de ce mouvement, qui n’est pas pour l’instant à la hauteur des enjeux, qu’il nous faut travailler. La syndicalisation à la CGT est donc un élément clé pour élever le rapport de forces. Pour syndiquer, il faut rendre notre syndicalisme accessible. Nous le savons, trop de salarié-e-s ne rencontrent jamais le syndicat. Nous devons donc à la fois être ouverts à l’ensemble du salariat dans sa diversité et donner envie de se syndiquer. Nous devons donc continuer à initier et développer les luttes à partir des revendications des salariés et de nos valeurs. Nous pourrons le faire avec un syndicalisme qui leur est utile, qui conteste, qui propose, lutte, négocie et gagne.

Nous sommes confédérés pour lutter contre l’éclatement et la division du salariat, et construire l’unité des salarié-e-s. La solidarité et la fraternité sont, pour nous, des valeurs fondatrices. Le syndicalisme rassemblé a une dimension française, européenne et mondiale. Notre internationalisme, notre engagement dans les luttes européennes sont nos réponses à toutes les tentatives de replis identitaires. Nous savons qu’il n’y a pas de fatalité, que les femmes et les hommes font l’histoire ; elles et eux seul-e-s construisent leur avenir.

Le document d’orientation

Les statuts et règles de vie

Résolution retraité-e-s

Résolution Palestine